Nous l'avons déjà écrit : notre répertoire fait preuve d'un certain éclectisme. En fait de    "SWING", on y trouve une variété qu'illustrent bien les 4 exemples ci-dessous de morceaux que nous jouons régulièrement :

- ROSES de PICARDIE : Ce morceau a été composé par l'Anglais Haydn Wood en 1916, c'est-à-dire bien avant le swing (né dans les années 30) et peut-être avant même l'existence du mot   "jazz". Le "jass" n'est pas attesté avant 1915 et son dérivé "jazz" est au mieux de 1916. Cela n'a pas empêché nombre de jazzmen de s'emparer de ce morceau, ne serait-ce que Sidney Bechet, Dizzy Gillespie, Claude Luter, les Kings of swing…

- SAINT-JAMES INFIRMARY : Ce morceau a été surtout immortalisé par Louis Armstrong dans un enregistrement de 1928. Mais il proviendrait d'une chanson du 18ème siècle racontant l'histoire d'un soldat qui se ruine auprès des prostituées et meurt d'une maladie vénérienne ! Rien à voir avec les paroles actuelles, ni avec cet autre drame que relate notre chef, Bernard-trompette, quand il présente ce morceau au public, en évoquant avec la larme à l'oeil le travail des femmes dans les champs de coton. On ne peut pas le contredire : c'est le chef. Et peut-être n'a-t-il pas tort après tout : un drame n'exclut pas l'autre ; quelle trajectoire a suivi cette chanson entre le 18ème siècle et 1928 ? Est-elle passée par les champs de coton ? En tout cas, on en compte une multitude d'interprétations, plus ou moins jazz, plus ou moins folk, plus ou moins blues, jusqu'au « J'avais 2 amis... » d'Eddy Mitchel,... et au-delà.

- JUST A GIGOLO : C'est là que nous trouvons sans doute la genèse la plus étrange. Très marqué par la forte personnalité de Louis Prima, ce morceau paraît n'avoir pu être composé que par lui. Eh bien pas du tout ! Louis Prima l'a « fabriqué » en juxtaposant, avec un rythme modifié, 2 matériaux pré-existants : pour le début, le refrain de TANGO FROM ITALY, composé à Vienne en 1929 par l'Italien Léonello Casucci, et pour le « I ain't got nobody », une chanson composée en 1915 par Spencer Williams. Pour le fun, nous joignons à la présente gazette non pas un enregistrement de SWING-ATTITUDE, mais celui du fameux tango, chanté par Daniele Sierra. Ayez la patience d'écouter jusqu'au refrain. Notre propre version, plus inspirée par celle de Louis Prima, suivra lors d'un prochain envoi.

Et bonne année à tous !

Un petit problème d'enregistrement nous amène à différer la gazette consacrée à « JUST A GIGOLO » (annoncée en gazette 11). C'est à la place un morceau peu connu, un blues bien de chez nous puisqu'il a été composé et chanté par Guy Marchand, qui accompagne la présente parution.

Du coup, cette 12ème gazette est aussi pour nous le moment de dresser une petite récap. Nous ne nous étions pas engagés au départ sur une périodicité régulière. Mais, née en mars 2015, notre feuille de chou est parue jusqu'ici chaque mois avec une régularité d'horloge. Récapitulons :

S'il vous manque une ou plusieurs des gazettes ci-dessus, un ou plusieurs des accompagnements musicaux, n'hésitez pas à nous les demander.


Nos prochains concerts* :

- le vendredi 12 février à 20h30, salle Colonel Levêque à Autun (71), pour l'association Beogo Neere

- le samedi 27 février à 20h30, salle polyvalente de Moulins-Engilbert (58), dans le cadre du festival « Jazz en Morvan »

- le samedi 5 mars en soirée : concert privé à Roanne (42)

 - le dimanche 29 mai : pourparlers en cours pour un concert en 71 : nous bloquons la date

- Nuit du 4 au 5 juin : pourparlers en cours pour un concert en 71 : nous bloquons la date

 - samedi 11 juin quelque part entre 15h et minuit, au « Cèdre » de Chenôve (21), dans le cadre du « Millésim' Jazz Festival »

 - vendredi 17 juin : dîner-concert à l'auberge « l'Esquipot » à Montsauche (58)

 - mardi 21 juin en soirée : fête de la musique à Autun (71).

NOUS SOMMES LIBRES et DISPONIBLES pour TOUTE AUTRE DATE !!! * Certains de ces concerts auront lieu avec en plus le saxophoniste/clarinettiste Marc Massais, sous l'appellation de HOT FIVE SWING (voir gazette 10).

Comme dirait notre batteur Roger, champion des à-peu-près calembourdesques (voir gazette n°9), nul ne profite en son pays. C'est en vertu de ce principe immuable que, bien que 2 d'entre nous habitent le Grand Dijon, jamais encore nous n'avons joué dans Dijon intra-muros : beaucoup dans la Nièvre et la Saône-et-Loire, un peu dans le Doubs, dans la Loire même, aux portes de Dijon ( Chevigny-Saint-Sauveur, prochainement Chenôve), mais pas encore dans la capitale bourguignonne même !

Eh bien cette anomalie va prendre fin. Pour notre première prestation dijonnaise, nous n'avons pas choisi le Zénith, mais une salle beaucoup plus modeste. Plus modeste, mais si sympathique ! C'est le club Atout-Danse qui nous mettra en scène dans sa superbe salle (photo) au parquet si attirant pour les danseurs de tout poil, y compris les danseurs de swing ! Un vrai petit écrin, cette salle dirigée par Joël et Marie-Jo Vélon, qui y enseignent une vingtaine de danses différentes à 250 personnes au moins chaque année. Ce soir-là, les portes seront ouvertes à tous, et pas seulement aux abonnés des cours de danse.

C'est vraiment pas pratique : sur les 4 musiciens de SWING-ATTITUDE, deux ont trouvé moyen de s'appeler Bernard. De plus, comble de malchance, tous deux se surnomment réciproquement Nanar ! Pour les distinguer, pas d'autre solution que de parler de Bernard-Trompette et de Bernard-Guitare.

Quand paraît cette gazette tout début juin, le 21 est encore loin, mais nous pouvons le dire dès à présent : nous aurons eu un beau printemps ! Avec des concerts variés, dont nous ne citerons ici que 2 exemples parce qu'ils sont très différents :

- Le 8 avril au club ATOUT-DANSE, le spectacle n'était pas que sur la scène : les danseurs du club, sous la houlette de Joël Vélon, ont offert une magnifique démonstration non seulement aux autres personnes présentes, mais aussi à l'orchestre. Ce fut très motivant pour nous de jouer pour de tels danseurs et nous sommes prêts à recommencer dès que possible !

- A Cluny dans la nuit du 4 au 5 juin, tout autre contexte : pour la 2ème année consécutive, nous animerons la superbe salle du farinier des moines de l'ancienne abbaye, au cours de ce Grand Gala des Arts et Métiers qui voit danser chaque année plus de 4000 personnes en robes longues et smokings. Rien à voir avec la centaine de convives d'ATOUT-DANSE, mais c'est aussi très motivant ! Nous innovons cette année : après une première partie de nuit avec notre répertoire swing habituel, après le feu d'artifice, nous nous adjoindrons un 5ème musicien, l'accordéoniste Cyril Blanchard, pour une 2ème partie dédiée aux autres danses de salon. Eh oui : nous savons faire ça aussi ! Avis aux amateurs.

Il nous faut maintenant penser à la suite. Nous sommes à ce jour assez disponibles au-delà de septembre 2016 et c'est sans doute le moment de rappeler qui nous sommes à tous ceux qui ne nous ont pas encore fait confiance. Le swing, c'est au départ le fait de big bands américains des années 30. Nous ne sommes pas américains, nous n'avons pas connu les années 30 et notre « band » de 4 musiciens ne peut sûrement pas être qualifié de « big ». D'autres que nous ont inventé un swing pour petits groupes, ne serait-ce que Django Reinhardt avec son quintet. Mais nous ne sommes pas manouches et notre trompette n'a rien à voir avec le violon de Stéphane Grappelli ! Notre swing ne répond donc à aucune définition précise : c'est notre swing ! Il flirte avec plusieurs courants du jazz, du blues, du rock et de la variété française, avec un répertoire allant de 1916 à nos jours !

Pensez dès à présents à vos concerts d'automne et d'hiver : APPELEZ-NOUS.

Nous aimons joindre à chacune de nos gazettes un extrait musical de notre répertoire, même s'il s'agit parfois d'enregistrements publics réalisés avec des moyens trop simples et imparfaits ! C'est le cas de celui de ce mois : accords de guitare un peu forts, trompette un peu « lointaine »... Il nous manque un bon passage en studio pour une meilleure prise de son. Nous y pensons pour les mois à venir. En attendant, ci-joint en l'état actuel « Roses de Picardie », avec son côté un brin surrané non dissimulé.